Nan mais faut que je vous dise…

2009 novembre 19
par carobine

…un de mes meilleurs amis d’adolescence m’a retrouvée! Je suis trop émue!! (et accessoirement, le fait qu’il m’ait cherchée dix ans plus tard me prouve que notre amitié était aussi importante pour lui que pour moi!)

 

*Papillons dans le ventre*

 

Départ à Nantes

2009 novembre 19
par carobine

pour 3 jours de formation. A mon premier passage à Nantes j’avais eu un énorme coup de cœur pour la ville : elle m’avait donné l’impression d’une ville calme, prospère et dynamique. Complètement en accord avec ce que Pm avait ressenti lors de sa visite, d’ailleurs. Pas de La Cigale et je fuirais Amorino (tentateurs!) cette fois, j’espère avoir le temps de faire une ou deux visites plus “touristiques” et culturelle…

Une pointe de regret néanmoins…je loupe une avant première de Scrooge à laquelle nous avions été conviés :-( . Si quelqu’un le voit ce week end, vous me raconterez?

 

En passant…

2009 novembre 18
par carobine

Je n’ai pas le temps de répondre à vos commentaires ce soir, mais merci!!!

Aujourd’hui, j’ai fais du trapèze…ça stimule tellement de muscles profonds nécessaires au gainage que je suis cuite ce soir (j’espère d’ailleurs que je vais réussir à faire une note claire :-S)! A moi les nouvelles connections pour progresser en pilates, les nouveaux moyens de gainer et d’utiliser mon corps dans l’espace…passionnant (et épuisant!).

A côtoyer autant de danseurs, me voilà tentée par tout…après une réinscription en cours de classique (j’ai tellement hâte de rechausser les pointes!! Je vais demain m’acheter mon premier justaucorps depuis un bail!), et ces quelques cours de trapèze (j’en retrouverais un ersatz à l’utilisation de la fameuse cadillac de pilates), j’essaie de trouver un créneau pour que mon amoureux et moi reprenions la danse de couple (avec une grosse envie de perfectionner le tango, auquel je veux appliquer mes nouvelles connaissances en terme de “centre” et d’utilisation du poids du corps). Tout ceci avant de prendre quelques cours de pole dance, en janvier certainement, pour renforcer mon dos et mes bras en rigolant avec une copine, et l’école supérieure (attention!) de burlesque dont j’espère intégrer la prochaine promo!

La “Cadillac”

Du plaisir, du plaisir! Retrouver les sensations, utiliser les images, s’appuyer sur l’air pour aller plus eau (je voulais écrire plus “haut” mais je laisse le joli lapsus!), vibrer au son de la musique et ne plus penser…

Les danseurs me transmettent au quotidien leur envie de liberté, ce besoin vital de danse, de s’exprimer à travers le corps et moi qui en avait une vision tout à fais clinique, je me surprends à voir le mouvement différemment, à oublier l’anatomie, la physiologie et à ressentir…et ce sont des personnes tellement généreuses!

L’une d’entre elle a, en fin de cours, entrepris de m’apprendre sa dernière chorégraphie années folles, teintée de madison, Lindy hop et de charleston quand elle a vu mes yeux briller à la mention de son spectacle années 20. A peine le temps de réfléchir et la voilà debout à m’entraîner avec elle : je me suis amusée comme une gamine, sautillant et remuant avec un plaisir incroyable.“Entrez dans la danse! Gardez le rythme ;-)

Avant que ce profond changement ne s’opère en moi, cette espèce de réforme de ma pensée et de ma vision de la danse, dans un soucis de perfection, j’aurais disséqué, compté, analysé et “cérébralisé” le tout. A tort : au diable les temps, le port de tête ou la chorégraphie : rechercher le plaisir de bouger, cette liberté, honorer la beauté du corps et de la musique. Vibrer. Vivre quoi.

C’est drôle parce que c’est en côtoyant toute la semaine des danseurs professionnels que je peux le dire maintenant: tout le monde peux danser, vraiment. Pas à l’opéra, pas au NYC Ballet mais  honorer la danse, et bien. Et les hanches un peu raides, l’oreille un peu approximative s’écraseront devant le plaisir. J’entendais en interview Juliette Binoche dire que, pour elle, la danse est la souffrance.

Je crois, maintenant, que la danse est tout sauf ça. Les veinards qui ont eu l’occasion d’approcher ou de travailler avec Alicia Alonso peuvent en témoigner : Quasi aveugle depuis ses 19 ans, elle brillait sur scène. On m’a raconté qu’il y a quelques années (elle est née dans les années 20, elle avait donc bien plus de 60 ans), elle arrive en boîtant à une répétition, chausse ses pointes…et danse.


“Il n’y a pas une telle différence entre les techniques. Avant tout, elles ont en commun l’amour de la danse, une émotion et un pouvoir. C’est une façon de faire les choses autrement que tout le monde, un certain usage du corps. La liberté et l’amour du corps. C’est l’amour du théâtre en tant que moyen, pour un danseur, de s’exprimer”. Martha Graham

Si vous n’allez pas voir

2009 novembre 17
par carobine

le concert…

Vous aurez loupé le film qui m’a le plus touchée/émue/fait vibrer depuis longtemps!!!

 

 

:-)

2009 novembre 17
par carobine

Ma meilleure amie est passée à l’improviste…

Et là, tout va tellement mieux

:-)

Jour 3

2009 novembre 17
par carobine

Surpriiiiiise mon après midi est bouleversée et j’ai un petit creux pour vous raconter ma dernière journée à Durham!

Journée, qui a commencé sous le soleil, pour ne pas changer :-) . Cardio, douche, petit dèj, valises et réception…je papote avec deux Miss Marple from Liverpool (elles sont trop mignonnes et tentent de me persuader que je n’ai pas du tout l’air française…j’en déduis que j’ai peut être un accent hongrois, quand je parle anglais…) en regardant les cérémonies de souvenir. (Et la Reine, donc)

Dommage que nous ayons manqué l’occasion d’acheter un Poppy!! (Et aussi ce truc trop génial : une grenouille qui se transforme en prince quand tu la mets dans l’eau!!)



Puis départ en ville. Un agréable concours de circonstance a libéré Mademoiselle M. de ses obligations : elle est libre pour ce dernier après midi!

C’est parti pour un brunch bombesque dans un mignon coffe shop, au milieu d’étudiants (craquants…vous l’ais je peut être déjà dis??? Je crois que j’adore le mélange rayures/tartan/ cravate sur pyjama lol)…à croquer! Toast à la cannelle, thé pour nous tous, puis cheese cacke (le mien sera au malteser…le chocolat l’esprit léger) ou milk shake.

Nous marchons (pour digérer) en direction d’une partie moderne (et moche) de l’université où se passent soirées et activités. C’est assez drôle d’ailleurs de voir comme le campus est vivant le week end, a contrario des universités françaises où les facs sont désertées les samedi et dimanche. Nous empruntons un pont  et faisons une pause : à notre gauche se dresse la magnifique cathédrale de Durham et les majestueux colleges, à droite le pas beau bâtiment moderne. Drôle de contraste (fallait bien un truc moche!)/

Après la découverte de quelques lieux magiques (et secrets) de l’université (dont un sublime escalier), nous retournons à la très belle cathédrale, ce qui nous permet de profiter d’une vue de jour et des jeux de lumière dans les vitraux. Nous allumons un petit cierge (C’est un geste que nous répétons dans chaque ville où nous allons :-) ) et, en flânant de boutique en boutique, reprenons le chemin de l’hôtel. Mademoiselle M. en profite pour nous donner une petite leçon de style british -très instructif-, j’embarque du coup une écharpe en cachemire tissé tartan et des adresses internet où me fournir (hiii).

C’est le moment de prendre un dernier thé au bord de l’eau, dans un café qui se veut français (belle époque), belle conclusion à ce voyage. Nous projetons déjà de retourner très vite en Angleterre, à Brighton, au printemps mais aussi au tournoi de polo des universités – dont miss M. a parlé ici- et qui oppose les écoles de Eton, Harrow, Durham, Oxford, Harvard et Yale.

A l’aéroport autour d’un café au Starbucks (les parfums de Noël anglais sont comme d’habitude mille fois meilleurs que les français) je décide que nos enfants irons à l’université en Angleterre, mon chéri vote Suisse, et nous voilà à nous chamailler, ce qui n’est pas sans me rappeler cette scène mythique où Bridget Jones s’engueule avec son Marc Darcy autour de son test de grossesse. Au final c’est comme toujours un fou rire : direction l’embarquement.

Dans l’avion je lis avec plaisir un article du correspondant français (à Lyon) du journal de l’université, et mon homme reconnait la capitaine de l’équipe de polo, justement -que nous avons apparemment vue au tournoi de St Tropez cet été-. (moi je regarde pas les cavalières).

Déjà dix jours, mais ce séjour nous restera en mémoire : Durham est une excellente destination pour un court séjour dépaysant, et si vous avez de la chance, peut être trouverez vous une jolie et pétillante pin-up pour vous faire visiter la ville!!

Nous avons adoré ce séjour, vraiment.

Merci encore mille fois Mademoiselle M. et BRAVO (encore!) pour ton LLM!!

Quant à moi, je retourne demain à Paris avant de partir à Nantes 3 jours…à dimanche, donc! Bonne semaine!

“Beaucoup de rigueur

2009 novembre 15
par carobine

et excellente maîtrise des floutés.”

Voilà ce que m’a dit ma prof de peinture la semaine dernière :-) .

(Ca veut dire que je suis lente et que je sais pas peindre les détails quoi).


Ai VU ET ADORE l’expo Soulages à Pompidou. Nan mais outrenoir quoi.

Vu aussi la subversion des images. j’étais trop pressée, rassasiée et fatiguée pour vraiment en profiter mais en grande fan du surréalisme j’y retournerai bientôt (fin le 11 janvier).

Sinon, j'ai trouvé une petite fugue de Chosta parfaite pour me remettre au clavier
(qui me fait très envie en ne m'effrayant pas quoi)...

Vu également “La Dernière conférence de presse”, comédie retraçant la biographie de Vivien Leigh. Caroline Silhol m’a enchantée (je la trouve géniale). Le débat se ferait sur la mise en scène…Allez vous faire votre idée, si vous aimez Leigh, c’est indispensable!

Vu plusieurs films aussi.

Par un heureux hasard je passe devant le printemps au moment de l’animation des vitrines. Ma préférence va peut être à victoire de Castellane, peut être au Duc Dimitri, il faudrait que je tranche mais j’ai pas envie d’y réfléchir. Et puis voilà quoi, ce sont des vitrines de Noël! Dior-Chanel 1ers ex aequo. ;-)

A cause d’une marche un peu intense dans Paris un peu trop tôt, j’ai légèrement le genou en miettes. C’est d’autant plus angoissant que c’est pas vraiment le moment, et que franchement, à la sortie de l’ostéopathe, ça craint.

Je fais énormément de jolies rencontres en ce moment, dont certaines sont mêmes de vraies opportunités. -samedi soir a été une soirée des plus fructueuses!- Du coup je monte des projets…Ce bouillonnement très agréable m’évite de penser à d’autres déceptions.

Très vite, je vous poste la fin de notre voyage à Durham (et bravooooo Miss M.).

Paris-Paris-Paris-Nantes-Nantes-Nantes…

Grosse semaine!!

Des bises!

Week end

2009 novembre 15
par carobine

Boulot, boulot, théatre, Vivien Leigh, Caroline Silhol, émotion, libanais, café blanc, marche dans Paris, fleur de thé, papotage, intimité, dodo.

Boulot, boulot, boulot, expo Soulages, subversion des images, mojitos, effeuillage burlesque, soirée filles, gaie, triste, dodo.

Triste, triste, train en panne, long trajet, boulot, boulot, petite larme, boulot, vitrines du printemps, Victoire de Castellane, train en panne, coup de fil qui fait du bien, Starbucks, pomme d’amour, bisous doux.

Journal intime et érythrose

2009 novembre 12
par carobine

L’apéro fille d’hier soir a rapidement dévié des histoires de mecs à celles de nos journaux intimes.

Une de mes copines a lancé qu’elle avait relu la veille son journal d’ado et avait rougit du début à la fin en le lisant, se trouvant particulièrement ridicule d’écrire à chaque page : “Je suis folle amoureuse de (nom changeant)”.

Bon, c’est clair que c’est un peu la seule préoccupation de l’adolescente moyenne.

Nous voilà donc parties de fou rire en fou rire, le tout alimenté par un très bon vin chilien  à l’évocation de nos amourettes d’ados.

J’avoue que je ne me souvenais pas très bien de mon journal. La personne que j’étais il y a quelques années me paraît très éloignée de celle que je suis maintenant.

En rentrant (tard), j’ai récupéré, bien planqué dans mon dressing, le moleskine dans lequel je consignais mes petits secrets. Me suis fait un thé et me suis installée blottie dans un plaid pour le lire.

Dans ce carnet n’étaient consignés que des plans sur plusieurs pages plus ou moins machiavéliques pour amener telle ou telle personne à mes fins. Avec annotations et changements en fonction de. Des tableaux comparatifs de “soupirants” (hum), le rappel de quelques règles de savoir vivre qui me cassaient la tête (qui présente qui et comment, et comment doit on saluer en réponse… -j’ai eu l’impression de lire le carnet de Gatsby-), et des checks lists de soirées à organiser, de valises, de listes de cd à prévoir et de malles de concours hippique à préparer.

J’ai vu défiler mon adolescence et tellement de souvenirs. J’ai eu envie de téléphoner à plein de gens, ou au moins -grâce à facebook peut être- d’en recontacter d’autres. J’ai eu une espèce de trop plein d’amour et de tendresse pour tous ceux qui partageaient ma vie d’alors (oui j’ai le vin heureux lol). J’ai tellement l’impression d’avoir profité à fond de cette période où tout est plus intense. Ou tu ris jusqu’à avoir mal au ventre et pleure tellement pour trois fois rien. Ou tu as l’impression que jamais tu ne seras plus heureuse avant d’éclater de rire.

C’est drôle, j’avais l’impression de lire le journal d’une étrangère, et bien que cette personne n’avait pas vraiment l’air sympathique, j’ai ressenti une grande tendresse pour la très grande peste que j’étais. Ce n’était pas tant une peste qu’une joueuse, un peu ingénue, perfectionniste et rigoureuse, angoissée aussi -sans blague-. Au final j’ai aimé cette jeune fille. J’assume maintenant mes manœuvres, certaines de mes erreurs, les limites que j’ai franchies. J’assume n’avoir pas été toujours sage, ou bonne, avoir été capricieuse, fait un peu mes griffes sur quelques cœurs (et au final, je m’en suis à mon avis bien trop voulu), embrassé des inconnus. Je crois que ne culpabilise plus de tout ça, comme si d’un coup, j’étais devenue adulte et je ne me sentais plus trop concernée par la Caroline d’alors.

Je crois que quand elles font la paix avec leurs démons et qu’elle évoluent vers plus de tolérance, les pestes sont des filles bien plus intéressantes que les mièvres :-) , et qu’elles donnent des femmes bien plus fun!

Hier soir, le Santa Ines, le Prince Vladimir, les gymnopédies, le feu de cheminée ou peut être la douceur d’un nouveau plaid, un truc m’a aidé à relire ce journal. Et je crois que j’ai fais la paix avec une partie de moi même. Et quand j’ai relu mon journal, pour la première fois, je n’ai pas rougis.

Vous aviez un journal? Quelle est votre rapport “avec lui”?

Train et autres nouvelles

2009 novembre 12
par carobine

A ma grande déception, je n’aurais pas le temps de vous poster ma dernière journée anglaise cette semaine (de “l’avantage” de bosser avec des américains : ils travaillent jours fériés ET samedi ET dimanche) ni de répondre aux commentaires ( merci).

Je suis actuellement dans une biographie de Martha Graham et j’avoue que je savoure! C’est pas tant qu’elle ai très méticuleusement choisis les situations la mettant plus ou moins en valeur (lol) mais surtout que cette femme à traversé le siècle! Ainsi on croise à ses côté Sarah Berhnardt, les gangsters de la prohibition, Louise Brooks, Rita Hayworth, on la suit dans les coulisses des Follies, on se “perle les cils”…A une biographie déprimante j’avoue préférer un histoire plus glamour (même si je lui laisse évidemment le bénéfice du doute!)

Pas d’expo Soulages pour moi, trop de monde à Pompidou, reportée à un matin tôt…

EGO TRIP : Ma prof de peinture a dit qu’elle “reconnaîtrait ma patte entre mille”, ce qui est à mon avis un très gentil compliment même si j’ai systématiquement envie de crever ce que je fais, et que j’enferme tout loin de mon regard, ça m’a touché!

Demain nous allons au théâtre, marquisette et moi,  voir”La dernière conférence de Presse”, une bio de Vivien Leigh sur fond de comédie. J’y vais parce que cette actrice me fascine…

Je n’arrête plus de penser à ce que j’avais lu, écrit de la main d’un de ses analystes : un jour, dans une crise de démence, elle aurait passé tout un long courrier à découper ses vêtements à la fourchette et au couteau devant un Laurence Olivier complètement désemparé…

Bref je passe sur Gone with the wind,et A streetcar named Desire, que je connais par coeur, à la place, je regarde ce soir Lady Hamilton et Anna Karénine!

Sans transition, hier j’ai changé de compartiment de train après avoir subit les salves de paroles d’un type qui

“Venait de quitter [sa] femme! Avant je buvais, quand j’étais bourré elle m’enfermait, c’est méchant hein! Après elle me tapait dessus. Moi je sentais rien parce que j’ai fais de la boxe, mais ça sonne un peu hein!! Si je la frappe moi, je la tue, alors je la quitte parce qu’il faut pas tuer sa femme”.

Oui oui oui

Bien bien bien….

Je vous laisse méditer sur ces bonnes paroles et vous souhaite une bonne journée!